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Aldebaran (All.) en Campagne OceanoScientific® |
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Imaginée en 2005 par Yvan Griboval (SailingOne) ; démarrée en 2006 avec ses partenaires scientifiques historiques : IFREMER, INSU/CNRS, puis Météo-France et IFM-GEOMAR ; mise en œuvre en 2007 et 2008 grâce au concours financier de Veolia Environnement, le Programme OceanoScientific® continue de développer son matériel unique au monde spécialement conçu pour la collecte automatique de données scientifiques à l’interface océan - atmosphère à bord de voiliers de course océanique et de grande plaisance.
La Version 1.0 de l’OceanoScientific® System a été déclarée opérationnelle par les chercheurs le 14 octobre 2009. La Version 2.0 est en cours de tests in situ, au départ de Hambourg (All.), à bord du voilier de recherche allemand Aldebaran en Mer des Wadden (site protégé de l’UNESCO). A cette occasion, Aldebaran a pour skippeur Martin Kramp (SailingOne), responsable du Programme OceanoScientific® et de la Campagne OceanoScientific® 2011-2012 - MISSION PLANCTON qui a donc démarré le 3 juillet, juste au terme de la Dräger Ocean Conference, par une session d’une semaine dans ce site exceptionnel de la Mer du Nord où la navigation est limitée.
La Mission Aldebaran est composée tous les ans de plusieurs navigations à vocation scientifique. C’est aussi l’occasion de communiquer au plus large public sur des thèmes environnementaux. Sa spécificité est d’associer des chercheurs, des ingénieurs, des journalistes et des jeunes. Cette fois-ci, le 43 pieds Aldebaran embarque les biologistes Yannick Tiessen et David Möller ; les ingénieurs Stephan Marx (SubCtech) et Martin Kramp (SailingOne - Programme OceanoScientific®), ainsi que trois lycéennes de Hambourg (All.).
Une étude relative au plancton, qui est un des paramètres du Programme OceanoScientific®, est au programme de cette Mission Aldebaran. L’objectif est d’estimer les effets de l’agriculture et de la navigation sur l’environnement côtier. Aldebaran navigue également près de plusieurs plateformes scientifiques pour permettre la comparaison entre des données scientifiques éprouvées et celles collectées automatiquement par l’OceanoScientific® System embarqué. Ensuite, la navigation est programmée en mer des Wadden, patrimoine de l’UNESCO et site exceptionnel, pour l’étude relative au plancton.
La mer des Wadden comprend l’Aire de conservation de la mer des Wadden néerlandaise et les Parcs nationaux allemands de la mer des Wadden de Basse-Saxe et Schleswig-Holstein. Cet écosystème tempéré de zones humides côtières est le fruit d’interactions particulièrement complexes entre des facteurs physiques et biologiques. On y trouve une multitude d’habitats de transition : chenaux à marée, bancs de sable, prairies d’herbe marines, moulières, barres de sable, vasières, marais salés, estuaires, plages et dunes. Le site représente 66% de l’ensemble de la mer des Wadden et il héberge de nombreuses espèces de plantes et d’animaux, dont des mammifères marins comme le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Il s’agit aussi d’un site de reproduction et d’hivernage pour plus de douze millions d’oiseaux par an. Pour 29 espèces d’oiseaux, la mer des Wadden accueille plus de 10% de la population migratrice. Le site est un des derniers écosystèmes intertidaux naturels à grande échelle où les processus naturels se poursuivent de manière quasi non perturbée.
La démarche scientifique consiste à comparer plusieurs types de données : celles collectées par prélèvements traditionnels par les chercheurs embarqué et celles collectées automatiquement par l’OceanoScientific® System. Une comparaison avec les calculs effectués par satellites en matière de plancton (colorimétrie) est envisagée dans un second temps.
Cette démarche permettra de valider des techniques et des matériels et, surtout, de faire progresser le développement et la validation de l’OceanoScientific® System. Si des instituts scientifiques allemands sont impliqués dans cette Mission Aldebaran 2011, l’IFREMER et Météo-France sont également très engagés dans cette opération. Les deux instituts accueillent différents paramètres OceanoScientific® dans leurs bases de données pour un traitement effectué quasiment en temps réel, grâce à la transmission automatique par satellite réalisée par l’OceanoScientific® System.
“A l’origine, l’OceanoScientific® System a été conçu pour équiper exclusivement les NAVOSE® (Navire A Voile d’Observation Scientifique de l’Environnement) - Monotypes SolOceans dans le cadre de tours du monde en course“, explique Martin Kramp (SailingOne). “Or, désormais, nous disposons d’un matériel qui est facilement démontable pour être transféré d’un voilier à l’autre. L’installation de l’OceanoScientific® System à bord de Aldebaran a été effectuée facilement, en peu de temps. C’est un grand succès pour nous d’obtenir ce résultat technique, notamment grâce au concours de Stefan Marx (SubCtech). Nous sommes fiers d’être les premiers au monde à réaliser une telle performance technologique, de surcroît avec une alimentation en énergie propre obtenue avec des hydro générateurs“.
Après cette session à bord du voilier Aldebaran, l’OceanoScientific® System retournera en laboratoire dans l’attente de la validation des données collectées et des recommandations qui en résulteront de la part des scientifiques impliqués dans ces recherches. Il sera ensuite remis à bord d’un NAVOSE® - Monotype SolOceans, pour la suite de la Campagne OceanoScientific® 2011-2012 - MISSION PLANCTON. Ce sera l’hiver prochain en Atlantique Nord et Sud, avec une opération particulière le long des côtes africaines et dans l’Archipel du Cap-Vert, deux sites exceptionnellement riches en plancton. Le retour est programmé à la fin du printemps, probablement à Monaco.
Légende photo: A bord de Aldebaran, de gauche à droite : Martin Kramp (SailingOne) et Stefan Marx (SubCtech) ; Lea Brenke et Caroline Frädrich (Lycée d’Ecologie de Hambourg-Harbourg) qui prennent des échantillons de plancton, sous l’antenne satellite de l’OceanoScientific® System ; David Müller (Université de Hambourg - Laboratoire de biologie marine) et Jennifer Schröder (Lycée d’Ecologie de Hambourg-Harbourg) qui mesurent le taux de fluorescence avec un capteur classique, tandis que l’OceanoScientific® System embarqué collecte automatiquement des données scientifiques de même nature. Une colonie de phoques installée sur les sables derrière Aldebaran assiste aux travaux des scientifiques, ingénieurs et étudiants. Photo SailingOne
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